Le climat politique en République démocratique du Congo se tend davantage autour du projet de réforme constitutionnelle. Dans une interview accordée à Deutsche Welle (DW), l’opposant Moïse Katumbi a exprimé une opposition ferme et sans équivoque à cette initiative portée par le pouvoir en place.
Avec une formule marquante, Katumbi a rappelé que « la Constitution n’est pas une chemise qu’on change à volonté », dénonçant ainsi toute tentative de modification opportuniste de la loi fondamentale. Pour lui, toucher à la Constitution dans le contexte actuel reviendrait à franchir une « ligne rouge » aux conséquences potentiellement graves pour la stabilité du pays.
L’ancien gouverneur du Katanga appelle directement le président Félix Tshisekedi à abandonner ce projet, qu’il considère comme une menace pour la démocratie et l’équilibre institutionnel. Dans son intervention, il insiste sur la nécessité de respecter les règles établies et de préserver les acquis démocratiques.
Mais au-delà des mots, Moïse Katumbi annonce également une montée en puissance de l’opposition sur le terrain. Il évoque l’organisation prochaine de nouvelles manifestations afin de faire pression sur le pouvoir et mobiliser l’opinion publique contre la réforme.
Cette prise de position intervient dans un contexte déjà marqué par des tensions politiques et des débats intenses sur l’avenir institutionnel du pays. Elle confirme la volonté de l’opposition de faire de la question constitutionnelle un point central de confrontation politique.
Alors que le pouvoir n’a pas encore officiellement détaillé les contours de cette réforme, la sortie médiatique de Katumbi sonne comme un avertissement clair : toute tentative de modification de la Constitution pourrait déclencher une nouvelle vague de contestation dans le pays.
La bataille autour de la Constitution ne fait que commencer.
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