Depuis plusieurs jours, les réseaux sociaux sont saturés de récits trompeurs, d’images sorties de leur contexte et d’affirmations infondées, diffusés par des réseaux de propagande numérique alignés sur Kigali.
L’objectif est de désorienter l’opinion, brouiller les faits et affaiblir la lecture lucide de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC.
Il est essentiel de le rappeler d’emblée que la manipulation ne relève pas d’un peuple ou d’une communauté, mais de cellules organisées de communication politique opérant en ligne.
La stigmatisation ethnique est non seulement fausse, mais elle sert précisément les artisans de l’intoxication. Ce qui est en cause ici, ce sont des opérations coordonnées de désinformation, pas des citoyens ordinaires.
Les faits établis : ce que la propagande tente de déformer
Contrairement aux narratifs viraux, le feu colonel Papy MOZEBO n’est pas mort dans un contexte flou ou inventé. Officier des FARDC, il commandait un régiment déployé sur l’axe Kibumba, au Nord-Kivu.
Il est tombé le 26 janvier 2025, lors d’affrontements réels et documentés opposant les FARDC à la coalition M23–AFC–RDF, au moment où les forces loyalistes progressaient vers Goma.
Au “point zéro”, ces derniers jours, il n’y a pas eu d’affrontements. Toute affirmation contraire relève de la fabrique du mensonge.
La mécanique de l’«armée numérique» : comment l’intox se propage
Les comptes relais fonctionnent selon une stratégie bien rodée :
• Recycler de vieilles images ou des vidéos hors contexte ;
• Attribuer des événements passés à des dates récentes ;
• Multiplier les comptes anonymes pour créer une illusion de consensus ;
• Attiser la confusion émotionnelle afin de détourner l’attention des faits vérifiables.
Cette guerre de l’information vise à faire douter, diviser et épuiser. Elle ne tient que si elle n’est pas contestée.
Appel à la vigilance citoyenne
Ne vous laissez pas manipuler par cette armée numérique. Vérifiez les sources, croisez les informations, exigez des preuves datées et localisées. La mémoire des soldats tombés, comme celle du colonel Papy MOZEBO, mérite la vérité, pas l’instrumentalisation.
Halte à l’intoxication. La vérité factuelle reste la meilleure riposte face aux mensonges organisés.
Rédaction
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