À l’occasion du vingtième anniversaire de la Constitution de la République démocratique du Congo, un symposium international de haut niveau s’est tenu ce mercredi 25 février au Pullman Kinshasa Grand Hotel, autour du thème : «Enjeux : pratiques et défis».
Cette rencontre scientifique a réuni entrepreneurs politiques, constitutionnalistes, politologues et experts venus d’Afrique et d’Europe, avec pour objectif d’évaluer deux décennies de pratique constitutionnelle en RDC et d’en analyser les défis contemporains, dans un contexte marqué par un débat croissant sur une éventuelle révision de la Loi fondamentale.
Parmi les plateformes politiques officiellement invitées figurait Lamuka. La délégation était notamment composée de Jean Félix Senga et Prince Epenge, vice-présidents du mouvement. Le Secrétaire général Devos Kitoko est intervenu en qualité de panéliste, en sa qualité d’expert en gouvernance politique, tandis que Madame Chantal Moboni (SNCOM/ECiDé) et Adrien Malenga (SNFI/ECiDé) ont pris part aux échanges qui ont suivi les différentes communications académiques.
Au cœur des discussions : la problématique de la révision constitutionnelle. Dans leurs interventions respectives, les représentants de Lamuka ont développé une analyse critique face aux thèses favorables au changement de la Constitution. Ils ont mis en lumière ce qu’ils considèrent comme l’inopportunité d’une telle démarche dans le contexte actuel, estimant qu’une réforme constitutionnelle ne saurait être dictée par des considérations conjoncturelles ou des intérêts politiques immédiats.
Les débats, nourris par des contributions comparatives venues d’autres pays africains et européens, ont permis d’aborder des thématiques essentielles telles que la stabilité constitutionnelle, la limitation du pouvoir exécutif, l’équilibre institutionnel et la consolidation démocratique. Plusieurs intervenants ont rappelé que l’expérience comparée montre qu’une Constitution durable repose avant tout sur le consensus, la légitimité populaire et le respect des mécanismes de contrôle institutionnel.
Par leur participation active, les représentants de Lamuka ont contribué à un débat de haute tenue scientifique, réaffirmant que la Constitution constitue un pacte républicain fondamental. Selon eux, sa préservation demeure une garantie essentielle de l’État de droit, de la stabilité des institutions et de la crédibilité démocratique du pays.
Ce symposium intervient dans un climat politique sensible, où la question constitutionnelle pourrait devenir un point central de recomposition du paysage politique congolais. Entre appels à la réforme et plaidoyers pour la stabilité, le débat est désormais lancé au plus haut niveau intellectuel et politique.
Rédaction
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