La tentative de percée diplomatique de l’AFC/M23 s’est soldée par une humiliation historique au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba.
Ce qui devait être une opération de reconnaissance politique s’est transformé en un fiasco retentissant, révélant l’isolement croissant du mouvement rebelle soutenu par Kigali.
Lobbying clandestin et stratégie désespérée
À leur arrivée dans la capitale éthiopienne, les représentants de l’AFC/M23 ont lancé une campagne de lobbying officieuse, guidée par des réseaux rwandais, en tentant d’approcher plusieurs chefs d’État africains en dehors de tout cadre diplomatique formel.
Selon plusieurs sources concordantes, la délégation a délibérément réservé des chambres dans le même hôtel que quatre présidents africains, espérant provoquer des rencontres informelles afin de « vendre la cause du Rwanda » sous couvert de la crise sécuritaire à l’Est de la RDC.
Refus catégorique des chefs d’État
La manœuvre a échoué de manière cinglante. Aucun président africain n’a accepté de rencontrer la délégation.
Même le président kényan WILLIAM RUTO a refusé toute photo, toute audience et toute interaction, marquant une distance politique sans équivoque.
Le service protocolaire d’un chef d’État a officiellement signalé à l’hôtel que la présence de la délégation était jugée gênante.
D’autres délégations ont rappelé qu’aucune discussion n’est envisageable sans une demande officielle introduite par les canaux étatiques reconnus.
Le culot diplomatique de trop
Selon des indiscrétions diplomatiques, après cette série de rejets, la délégation de l’AFC/M23 aurait même envisagé de solliciter une audience auprès du président congolais TSHISEKEDI. Une hypothèse qui a fait sourire, voire choqué, plus d’un diplomate.
Après avoir été refoulés par toutes les capitales approchées, imaginer une rencontre avec le chef de l’État congolais relevait d’une aberration diplomatique totale.
BONIMPA et son équipe quittent Addis-Abeba bredouilles
À l’issue de cette séquence, Benjamin Bonimpa et sa délégation ont quitté Addis-Abeba sans audience, sans appui politique et sans la moindre reconnaissance.
Convaincus que les capitales africaines pouvaient encore être manipulées, ils se sont heurtés à une réalité implacable :
sans statut légal, sans reconnaissance internationale et sans État, aucun mouvement armé ne s’invite à la table des présidents.
Une leçon brutale venue d’Addis-Abeba
Le message envoyé par l’Union africaine est clair : les temps ont changé.
L’AFC/M23 apparaît aujourd’hui isolé diplomatiquement, privé de relais crédibles et incapable d’imposer son narratif sur la scène continentale.
Addis-Abeba n’a pas seulement fermé ses portes : elle a infligé une leçon politique sévère à un mouvement désormais en perte totale de crédibilité.
Fatshi BWANGA
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