Le suspense est levé. Selon des sources proches du secrétariat général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), la candidature de la République démocratique du Congo a finalement été confiée à Juliana Lumumba, au terme d’un processus de sélection intense marqué par des arbitrages au sommet de l’État.
Derrière cette décision, un casting politique de haut niveau. Avant d’opter pour la descendante de l’icône nationale Patrice Lumumba, le président Félix Tshisekedi et son cercle rapproché auraient examiné plusieurs profils de poids.
Parmi les noms sérieusement envisagés figurait celui de Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale, dont l’expérience politique et diplomatique plaidait en sa faveur. Également cités : le prix Nobel de la paix Denis Mukwege, l’ancien chef de la diplomatie Christophe Lutundula, ainsi qu’Isidore Kwandja et Bestine Kazadi, tous finalement écartés.
Un choix symbolique et stratégique
Le choix de Juliana Lumumba ne serait pas uniquement sentimental. Il s’inscrirait dans une stratégie de repositionnement de la RDC sur la scène francophone internationale. En misant sur une figure au patronyme chargé d’histoire, Kinshasa semble vouloir conjuguer mémoire, diplomatie et influence culturelle.
Mais cette décision ne manque pas de susciter des interrogations. Pourquoi écarter des figures politiques aguerries au profit d’un profil perçu comme plus symbolique ? S’agit-il d’un pari audacieux ou d’un calcul politique interne savamment orchestré ?
Recomposition des équilibres
Dans les cercles politiques de Kinshasa, certains y voient un signal clair : la majorité présidentielle entend contrôler étroitement ses cartes diplomatiques et éviter toute projection personnelle susceptible de rebattre les équilibres internes.
Une chose est sûre : en choisissant Juliana Lumumba, la RDC mise sur un nom qui résonne bien au-delà de ses frontières. Reste à savoir si ce capital symbolique suffira à convaincre durablement au sein de la Francophonie.
Fatshi BWANGA
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