Le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, a décidé de hausser le ton face aux dérives numériques. Lors du Conseil des ministres du 28 février, le chef de l’État a officiellement appelé à une surveillance accrue des réseaux sociaux, emboîtant ainsi le pas à la France et au Gabon, qui ont récemment renforcé leur vigilance dans ce domaine.
Une inquiétude présidentielle assumée
Devant les membres du gouvernement, le président Tshisekedi a mis en garde contre «les dérives préoccupantes» observées sur les plateformes numériques en RDC. Selon lui, celles-ci jouent un rôle de plus en plus marqué dans la propagation de la désinformation, des discours de haine et des campagnes de manipulation de l’opinion publique.
Dans un contexte sécuritaire et politique particulièrement sensible, le Chef de l’État estime que ces pratiques constituent une menace directe pour la cohésion nationale et la stabilité des institutions. L’exécutif considère que les réseaux sociaux, s’ils ne sont pas encadrés, peuvent devenir des catalyseurs de tensions sociales.
Vers un encadrement renforcé du numérique
Sans annoncer de mesures concrètes immédiates, le Président de la République a plaidé pour un usage p, éthique et rationnel» du numérique. Il a également demandé aux membres du gouvernement compétents de réfléchir à un mécanisme d’encadrement renforcé, susceptible de limiter les abus tout en préservant les libertés fondamentales.
Cette orientation pourrait ouvrir la voie à une réforme du cadre légal régissant les communications électroniques en RDC, voire à un renforcement des pouvoirs de régulation des autorités compétentes.
Liberté d’expression vs. sécurité nationale
Le défi pour Kinshasa sera donc d’établir un équilibre délicat entre la protection de l’ordre public et le respect des droits numériques des citoyens.
En lançant ce signal fort, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo place désormais le débat sur le terrain institutionnel. Reste à savoir quelles mesures concrètes seront proposées dans les semaines à venir et comment elles seront accueillies par une population congolaise de plus en plus connectée.
Rédaction
%20(1)%20(2).png)