De violentes détonations ont ébranlé la population mardi 31 mars aux alentours de 19 heures dans le sud de BUJUMBURA au Burundi.
L'incendie d'un dépôt de munitions à MUSAGA, un quartier populaire bondé de la capitale économique a généré une onde de choc dévastatrice, atteignant des habitations lointaines via des débris de projectiles.
Le général Gaspard BARATUZA, porte-parole de l'armée, a dressé mercredi 01 avril un bilan de 13 civils tués et 57 blessés, à l'issue d'une brève prise de parole devant la presse.
Spageon NGABO, président de la plateforme en ligne Yaga Burundi, évoque déjà une dizaine de victimes recensées par les citoyens, mais il s'agit selon lui d'un décompte provisoire et évolutif.
Le président du Burundi Évariste NDAYISHIMIYE a exprimé sa solidarité envers les familles touchées par l'incendie, dans un message posté sur X.
D'après le général BARATUZA, la capacité de défensive du pays reste intacte malgré cet incident.
Cet événement tragique survient alors que le Burundi, engagé militairement en RDC, affronte la menace croissante de Red Tabara, groupe armé burundais redoutable retranchée à l'Est du Congo et bénéficiant du soutien de Kigali.
Ildephonse WILONDJA
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