window.dataLayer = window.dataLayer || []; function gtag(){dataLayer.push(arguments);} gtag('js', new Date()); gtag('config', 'G-RJCKWMVPJM'); RDC LUALABA : Le sang coule à nouveau face à une insécurité galopante

RDC LUALABA : Le sang coule à nouveau face à une insécurité galopante

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La capitale mondiale du cobalt s'enfonce dans une spirale de violence. Dans la nuit du mercredi au jeudi 16 avril 2026, une nouvelle incursion armée a coûté la vie à un jeune étudiant, plongeant une fois de plus la ville de Kolwezi dans le deuil et l'effroi.

​Une nuit d'horreur au quartier Kazembe Lupundu

​Le mode opératoire est devenu tristement banal pour les habitants du chef-lieu du Lualaba, mais les conséquences restent dévastatrices. Entre 23h00 et 02h00 du matin, des bandits lourdement armés ont pris d'assaut six habitations situées au quartier Kazembe Lupundu, dans les environs de l'église Orthodoxe.

​Le bilan humain est tragique :

​• Une victime mortelle : Kashal François Pumbok, étudiant à l’Université de Kolwezi (UNIKOL), a été froidement abattu à bout portant.

​• Pillage systématique : Outre le drame humain, les assaillants ont dépouillé les ménages de sommes d'argent importantes, de téléphones et de divers biens de valeur.

​L'impuissance face au "règne des armes"

​Ce nouvel incident n'est pas un cas isolé. À Kolwezi, l'insécurité semble désormais faire partie du quotidien.

Presque chaque semaine, des familles sont visitées par des commandos qui opèrent avec une aisance déconcertante, prolongeant leurs opérations pendant plusieurs heures sans être inquiétés.

«Chaque coucher de soleil est devenu une source d'angoisse. Nous ne savons plus à quel saint nous vouer», confie un habitant du quartier, la voix tremblante.

​Un cri de détresse sans écho ?

​Malgré les multiples alertes et les cris de détresse lancés par la société civile et les collectifs de citoyens, la réponse des autorités compétentes peine à rassurer. La population de Kolwezi se sent aujourd'hui livrée à elle-même, abandonnée à un sort cruel où la peur au ventre remplace le sentiment de sécurité.

​Le meurtre de ce jeune étudiant soulève une fois de plus une question brûlante : jusqu'où ira cette escalade de la violence avant que des mesures concrètes et efficaces ne soient prises pour sécuriser les quartiers de la ville ?

Leroi SUMAIDI 

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