Une frontière devenue un obstacle majeur
Selon des sources concordantes, ces élèves congolais vivant à Gisenyi, au Rwanda, tentent chaque jour de traverser la frontière vers Goma pour participer aux évaluations prévues dans le système éducatif congolais. Mais leurs tentatives se soldent systématiquement par des refoulements.
Chaque matin, certains d’entre eux se présentent en uniforme scolaire aux postes frontaliers, dans l’espoir de passer. En vain.
Des discussions tendues avec les autorités locales
Une réunion aurait récemment réuni les autorités locales rwandaises et les parents d’élèves congolais autour de cette crise. Mais loin d’apporter des solutions, les échanges ont été marqués par des tensions.
D’après plusieurs témoignages, les autorités rwandaises auraient conditionné tout retour en RDC à un départ définitif du Rwanda :
« Si vous souhaitez vraiment retourner chez vous en RDC, partez pour de bon et ne revenez plus jamais ici »
Une déclaration qui suscite incompréhension et inquiétude parmi les familles concernées.
Une année scolaire gravement menacée
La gravité de la situation est accentuée par la proximité des épreuves nationales en RDC :
• ENAFEP : 8 et 9 juin 2026
• TENASOSP : 11 et 12 juin 2026
• EXETAT : du 22 au 25 juin 2026
Plusieurs élèves ont déjà manqué des évaluations importantes, compromettant leurs chances de réussite.
Des familles face à un choix déchirant
Les autorités rwandaises auraient proposé deux options aux familles congolaises :
• inscrire leurs enfants dans les écoles rwandaises,
• ou quitter définitivement le Rwanda avec leurs enfants et leurs biens pour retourner en RDC.
Certaines familles affirment même avoir proposé d’annuler leurs visas pour pouvoir rentrer au pays, mais sans obtenir de réponse favorable.
Un appel urgent aux autorités
Face à cette impasse, les parents lancent un appel pressant aux gouvernements de la RDC et du Rwanda pour une solution exceptionnelle et rapide.
Au cœur de cette crise, le droit fondamental à l’éducation de centaines d’enfants, aujourd’hui pris en otage par une situation administrative et diplomatique incertaine.
Leroi SUMAIDI
%20(1)%20(2).png)