La hors-session de l’Examen d’État 2026 s’ouvre sous haute surveillance dans la province éducationnelle du Haut-Katanga 1.
À l’occasion du lancement officiel organisé le lundi 4 mai au complexe scolaire La Merveille de Dieu, dans le quartier Plateau des Juges, Joseph Mwinkeu Tshiend, directeur provincial de l’éducation, a livré un message sans équivoque : « Cette hors-session est placée sous le triple sceau de la rigueur, de l’excellence et de la probité. »
Dans un discours à forte portée morale, il a élevé l’Examen d’État au rang de véritable sanctuaire du mérite.
Pour lui, l’enjeu dépasse largement le cadre académique : « L’avenir de la Nation se construit dès aujourd’hui à travers la discipline intellectuelle et la probité », a-t-il insisté, appelant les candidats à faire preuve d’intégrité et de responsabilité.
Une épreuve à portée nationale
Pour le responsable éducatif, cette session 2026 ne se limite pas à une simple évaluation des connaissances. Elle constitue un instrument d’unification nationale, où chaque élève est appelé à contribuer, par son sérieux, à l’édification d’un système éducatif crédible et respecté.
Dans la même dynamique, l’inspecteur principal provincial Jean-Pierre Kokumbo a rassuré les finalistes quant aux dispositions prises pour garantir de bonnes conditions de passation. Il a souligné que tous les intervenants ont été instruits afin d’encadrer efficacement les candidats tout au long des épreuves.
Mobilisation des autorités
Moment symbolique de la cérémonie : l’ouverture officielle de la malle contenant les cahiers d’items, marquant le début effectif des épreuves.
La délégation conduite par le ministre provincial de l’Éducation, Max Mpande Kissimba, représentant le gouverneur de province, a ensuite effectué une tournée dans plusieurs centres.
Au contact des élèves, les autorités ont multiplié les messages d’encouragement, invitant chacun à transformer le stress en détermination et à valoriser les efforts consentis tout au long de l’année scolaire.
Près de 92 000 candidats attendus
Les chiffres de cette session témoignent de son ampleur. La province éducationnelle du Haut-Katanga 1 enregistre 91 971 candidats, dont 48 785 filles, répartis dans 181 centres d’examen aménagés pour réduire les déplacements et faciliter l’accès.
Un défi logistique majeur, mais aussi un test grandeur nature pour un système éducatif appelé à concilier massification et exigence de qualité.
Dans un contexte où la crédibilité des examens est souvent scrutée, le message des autorités est clair : cette session 2026 devra marquer un tournant. Reste à savoir si la rigueur annoncée se traduira effectivement dans les faits.
Fanfan T. BITANGILAY
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