Une nouvelle dynamique s’enclenche dans le secteur maritime congolais. Les Lignes Maritimes Congolaises (LMC SA) et la Société Congolaise de Transport Maritime (SOCOTRAM) ont officiellement signé, ce mardi à Kinshasa, un contrat d’exploitation portant sur un service commun de feedering-cabotage entre les ports de Matadi et de Pointe-Noire.
La cérémonie, organisée au siège de la Direction générale de LMC SA, mardi 26 mai 2026, marque l’aboutissement de plusieurs années de travaux techniques menés par les experts des deux armements nationaux. Elle ouvre la voie à la mise en place effective d’un service conjoint destiné à fluidifier le transport maritime et à intensifier les échanges commerciaux entre la République démocratique du Congo et la République du Congo.
Au cœur de cet accord : la mutualisation des moyens et des expertises pour offrir une desserte régulière, fiable et compétitive entre les deux principaux hubs portuaires des deux pays. Un projet structurant qui s’inscrit dans une logique d’intégration régionale et de modernisation du secteur maritime.
Dans son intervention, la Directrice générale ad intérim de LMC SA, Mme Gisèle Mbwansiem Mbiung Mupa, a salué un partenariat fondé sur la complémentarité et la vision partagée.
« À travers cette signature, nos deux entreprises démontrent qu’avec de la confiance, de la vision et une volonté commune, il est possible de construire des solutions durables au service du développement régional », a-t-elle déclaré.
Même tonalité du côté de la SOCOTRAM. Son Directeur général, M. Louis-Gabriel Missatou, voit dans cet accord le point de départ d’une coopération ambitieuse entre les deux Congo.
« Cet engagement marque le début d’une collaboration forte, avec des retombées concrètes sur le commerce et les échanges dans la sous-région », a-t-il affirmé.
Au-delà de la symbolique, cet accord armatorial ambitionne de repositionner le transport maritime comme un levier clé de croissance économique. En facilitant la circulation des marchandises entre Matadi et Pointe-Noire, les deux entreprises entendent réduire les coûts logistiques, améliorer les délais de livraison et renforcer la compétitivité des échanges.
À terme, ce partenariat pourrait s’élargir à d’autres corridors maritimes en Afrique centrale, consolidant ainsi le rôle stratégique des deux pays dans le commerce sous-régional.
Rédaction
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