Un atelier de dialogue stratégique multiacteur en vue des solutions durables en RDC, rassemblant des hauts responsables gouvernementaux et acteurs humanitaires, s’est tenu du jeudi 21 au vendredi 22 mai.
Au cours de cette rencontre, une feuille de route gouvernementale a été définie pour améliorer durablement la prise en charge des personnes forcées au déplacement à l’intérieur de leur propre pays, la RDC victime d'important exode. Celle-ci traverse une situation d’urgence complexe, marquée par les violences de la guérilla de l'AFC/M23 et les catastrophes naturelles.
Les provinces de l'Ituri et du Tanganyika ont été identifiées comme zones prioritaires, en raison de la pression démographique exercée par un afflux soutenu de déplacés ces derniers années.
Le gouverneur du Tanganyika, Christian Kitungwa a indiqué, à l'occasion de la rencontre, que le recensement fait apparaître près de 391.000 déplacés internes dans sa juridiction. Et que son exécutif a fixé comme perspective la réduction de ce total à moins de 79.000 d'ici 2029 sous réserve d'un accompagnement du gouvernement central et des partenaires techniques et financiers.
«Des efforts pour une réponse durable par rapport à cette situation sont concentis par mon gouvernement avec l'appui du gouvernement central. Toute fois, le gap reste important et nécessite l'implication et l'appui indéfectible des partenaires techniques et financiers aux côtés du gouvernement provincial, en vue de faire du Tanganyika une province où les déplacements internes sont résolus à 80%», a déclaré Christian Kitungwa.
Lors de son allocution, Jacquemain Shabani Lukoo, le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, qui a lancé l'ateulier a réitéré l’engagement du pouvoir central à œuvrer sans relâche pour que les déplacés puissent rentrer volontairement et en toute sécurité, retrouver une vie économique digne et voir leurs régions stabilisées de manière durable.
Le vicepremier ministre ministre de l’Intérieur a souligné que cette démarche revêt une importance particulière.
«Notre vision est claire: les solutions durables ne peuvent pas être envisagées sans sécurité, sans restauration effective de l'autorité de l'État et sans implication des institutions publiques à tous les niveaux», a indiqué Jacquemain Shabani.
Cet atelier a été organisé par le Groupe de Concertation Nexus Humanitaire‑Développement‑Paix ( GCN‑HDP) conjointement avec le ministère du plan, celui des Affaires sociales et Actions humanitaires et le ministère national de l'intérieur.
Ildephonse WILONDJA
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