Les opposants Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Jean-Marc Kabund, Augustin Matata Ponyo et Delly Sesanga ont publié une déclaration commune pour réaffirmer leur opposition à toute tentative de prolongation du mandat du président Félix Tshisekedi.
Dans ce texte, les cinq responsables politiques rappellent que le chef de l’État est actuellement à son second et dernier mandat, conformément à la Constitution de la République démocratique du Congo. Selon eux, aucune circonstance – qu’elle soit sécuritaire, sanitaire ou diplomatique – ne saurait justifier un éventuel report du calendrier électoral.
Ils rejettent également toute perspective d’un troisième mandat ou d’une modification constitutionnelle qui permettrait à Tshisekedi de se maintenir au-delà des limites prévues par la loi fondamentale.
« Il n’y aura ni troisième mandat, ni changement de Constitution », insistent-ils, dénonçant par avance ce qu’ils qualifient de «putsch constitutionnel ».
Les signataires estiment que toute tentative de prolongation du pouvoir présidentiel hors du cadre constitutionnel entraînerait une perte de légitimité politique et institutionnelle. Ils appellent la population et les forces vives du pays à rester mobilisées pour défendre l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique en RDC.
Cette prise de position commune intervient alors que des débats récurrents animent la scène politique congolaise sur l’avenir institutionnel du pays, alimentés par des spéculations autour d’une éventuelle révision de la Constitution.
Ali Haddad
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