Lubumbashi replonge-t-elle dans le cauchemar de l’insécurité urbaine ? La question brûle les lèvres des habitants après une nouvelle nuit de panique généralisée dans plusieurs quartiers de la capitale économique du pays.
Dans la nuit de samedi à dimanche, entre 23 heures et 1 heure du matin, de violents crépitements de balles ont déchiré le silence dans différents coins du quartier Golf, semant la terreur parmi les résidents. Les zones de Golf Plateau, Golf Tshamalale, Golf Mubanzo ainsi que le quartier La Voix ont été particulièrement touchées par ces détonations inquiétantes qui ont surpris des familles plongées dans leur sommeil.
Comme si cela ne suffisait pas, des tirs ont également été signalés au quartier Bel-Air, notamment sur les avenues du Cimetière et Savonnier, dans la commune de Kampemba. Une propagation inquiétante de la violence qui donne l’impression d’une ville livrée à elle-même.
Face à cette situation alarmante, la société civile locale évoque sans détour une résurgence de l’insécurité à Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga. Une insécurité qui semble gagner du terrain nuit après nuit, pendant que la population vit désormais dans la peur constante.
Mais le silence des autorités choque davantage. Jusqu’à présent, aucune communication officielle n’a été faite par les services de sécurité pour expliquer ces incidents ou rassurer les habitants. Une absence qui alimente la colère et renforce le sentiment d’abandon.
À Lubumbashi, une question dérange désormais : combien de nuits de terreur faudra-t-il encore avant une réaction sérieuse des autorités ?
Leroi SUMAIDI
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