Moment de tension et de gravité à la Haute Cour militaire. Face aux juges, Nathanaël Onokomba a livré une déclaration forte, à la fois directe et symbolique, en interpellant la conscience même de l’institution judiciaire.
«Le Président Tshisekedi a déclaré que la justice de notre pays est malade. Aujourd’hui devant vous, vous avez l’opportunité de décider : soit vous faites partie de ceux qui rendent la justice malade en me condamnant, soit de ceux qui œuvrent à son relèvement en m’acquittant», a-t-il lancé à la barre.
Par cette prise de parole, l’accusé ne s’est pas contenté d’assurer sa défense. Il a élargi le débat, transformant son procès en un test grandeur nature pour la crédibilité de la justice congolaise.
Cette sortie met en lumière un enjeu plus large : la perception de l’indépendance judiciaire en République démocratique du Congo. En invoquant les propres mots du Chef de l’État, Nathanaël Onokomba place la juridiction face à un dilemme moral et institutionnel.
Au-delà du verdict attendu, cette affaire pourrait marquer un tournant dans l’opinion publique, en cristallisant les attentes autour d’une justice perçue comme équitable, transparente et affranchie de toute pression.
Reste désormais à savoir quelle lecture la Haute Cour militaire fera de cet appel, et surtout, quel signal elle choisira d’envoyer à la nation.
Fatshi BWANGA
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