C’est le genre de pari qui fait grincer des dents dans les salons officiels sportifs tout en faisant rêver la jeunesse.
En périphérie rurale de Kolwezi, là où la brousse et les terrains vagues dictaient jusqu'ici leur loi, un séisme infrastructurel se prépare. Une question brûle désormais toutes les lèvres : comment un opérateur privé s’apprête-t-il à bâtir ce que le secteur public peine à moderniser ?
Le miracle "KASAM" : Quand la brousse devient le futur temple du football
Dans la commune de Manika, non loin de la route Solwezi (quartier Mupompa), l'espace actuel n'est qu'un terrain informe et broussailleux. Pourtant, c’est exactement là, tel un champignon géant sortant de terre, que va s'élever une mégainfrastructure sportive ultramoderne : le Stade KASAM.
Les chiffres donnent déjà le tournis pour un projet de cette envergure dans la région :
• Dimensions du site : 210 mètres de long sur 200 mètres de large.
• Capacité : Plus de 5 000 places assises.
• Configuration : Un complexe multisectoriel et hors-norme, divisé en plusieurs compartiments au service du grand public et des athlètes.
Vicka Kavungu : L'homme qui aligne les moyens sans attendre personne
Derrière ce projet pharaonique se cache un nom bien connu du microcosme sportif local : Vicka Kavungu Saka Kindulu. Cet opérateur économique et mécène sportif lualabais a décidé de passer à la vitesse supérieure. Alors que les rumeurs allaient bon train sur la faisabilité d'une telle œuvre, l'homme d'affaires a douché les sceptiques : les fonds sont sécurisés, les ressources sont là, et le lancement des travaux est imminent.
Le fait marquant : Le stade KASAM ne sera pas un simple terrain de quartier, mais l'une des toutes premières infrastructures privées de la province du Lualaba à remplir strictement les normes de la FIFA.
Un camouflet pour les autorités sportives
Au-delà de la prouesse architecturale, ce projet pose une question de fond qui dérange. Comment un seul homme peut-il pallier les carences chroniques en infrastructures sportives ? En connectant directement Kolwezi aux standards internationaux de la FIFA, Vicka Kavungu Saka Kindulu ne fait pas que du mécénat : il donne une leçon de pragmatisme managérial.
Une chose est sûre, le chantier de Manika sera scruté de très près. Reste à savoir si cette initiative privée poussera l'État à réagir, ou si le Stade KASAM deviendra le symbole définitif d'un football lualabais qui avance... sans attende les politiques.
Rédaction
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