RDC : Quand André Flahaut démonte la rhétorique du dénigrement face à Pero Luwara

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Invité sur le plateau du journaliste congolais, l'homme d’État belge a refusé de jouer le jeu du « Congo bashing ».
Avec pragmatisme, il a renvoyé son interlocuteur à la réalité des faits et des avancées sous Félix Tshisekedi.

​C’est un moment de télévision qui fera date dans le paysage médiatique congolais. Invité sur le plateau du journaliste Pero Luwara, l’expérimenté homme politique belge André Flahaut n'a pas du tout suivi le scénario de dénigrement systématique qui lui était tendu.

​Dès l'entame de l'échange, alors que la première question tentait d'imposer l'idée préconçue selon laquelle la RDC n’aurait absolument rien accompli en 66 ans d'indépendance, le ministre d'État belge a immédiatement recadré le débat. Pour Flahaut, l'honnêteté intellectuelle exige de valoriser les avancées et d’encourager les dynamiques positives au lieu de ressasser inlassablement une rengaine défaitiste.

​Les faits face aux postures : le grand oral d'André Flahaut

​Pensant rebondir après ce premier recadrage, Pero Luwara a multiplié les relances pour tenter de discréditer le bilan du Président Félix Tshisekedi. C'était sans compter sur la rigueur d'un homme politique européen habitué aux débats de fond.
À la rhétorique militante, André Flahaut a opposé une liste de réalités concrètes et d’avancées indéniables :

​• Le volet social et humain : L'instauration de la gratuité de l'enseignement primaire et les investissements progressifs dans le secteur de la santé.

​• Les chantiers de modernisation : Le déploiement de nouvelles infrastructures routières et la rénovation de plusieurs aéroports nationaux.

• ​Le retour de la diplomatie active : Le repositionnement stratégique de la RDC sur l’échiquier international et le renforcement des alliances à l'échelle africaine et mondiale.

​Pour l'invité belge, nier ces réalisations sous prétexte de divergences politiques relève d'une forme d'aveuglement. Gouverner un pays de la taille d'un continent comme la RDC, au cœur de défis sécuritaires immenses et d'intérêts géopolitiques extérieurs divergents, exige du temps et de la méthode.

​«Élevons le débat !»

​André Flahaut a également tenu à démystifier la fonction présidentielle face aux critiques sur les nombreux déplacements du Chef de l'État. Il a rappelé qu'un grand dirigeant moderne ne peut se contenter d'un rôle purement sédentaire. Voyager sert à asseoir l'influence de la nation, à nouer des partenariats stratégiques et à faire rayonner le Congo, pendant que les institutions intérieures, solidement structurées, s'occupent de la gestion quotidienne du pays.

​Sans verser dans un optimisme béat et tout en reconnaissant qu'il reste d'immenses défis à relever, le politicien belge a insisté sur une évidence démocratique :
​«Nier systématiquement les réalisations ne fait pas avancer les choses, et c’est un débat de bas étage.»
  
​La critique oui, le dénigrement non
​Au final, l'arroseur s'est retrouvé arrosé. Venu pour obtenir une caution extérieure à son réquisitoire contre les institutions de la République, Pero Luwara s’est heurté au réalisme d’un observateur international qui refuse de céder à la caricature.

​Si la critique est un droit inaliénable en démocratie, l’objectivité reste un devoir pour tout journaliste. En renvoyant son hôte à des débats plus constructifs, André Flahaut a rappelé une leçon essentielle : pour construire le Congo de demain, il faut savoir consolider ce qui fonctionne déjà.

Rédaction 


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