RDC : Joseph Kabila défie le changement constitutionnel, mais la marche vers la Quatrième République s'accélère

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Malgré les tensions politiques et les menaces attribuées au camp de Joseph Kabila, le processus référendaire poursuit son chemin. L’adoption, vendredi 23 octobre 2026, de la proposition de loi sur l’organisation du référendum par l’Assemblée nationale marque une nouvelle étape dans le débat sur l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo.

Joseph Kabila serait-il en train de perdre son pari politique ? Alors que l'ancien chef de l'État affiche son opposition au changement constitutionnel, la dynamique engagée autour du référendum semble résister aux pressions et aux discours d'intimidation.
Pour les partisans de la réforme, le message est sans équivoque : ni les menaces ni le spectre de la rébellion ne doivent prendre en otage l'avenir institutionnel du pays. La souveraineté appartient au peuple congolais, seul habilité à trancher démocratiquement la question constitutionnelle.

Le référendum franchit une étape décisive

L'Assemblée nationale a adopté, ce vendredi 23 octobre 2026, la proposition de loi relative à l'organisation du référendum en RDC.
Intégrant les réserves formulées par la Cour constitutionnelle, ce texte définit notamment le cadre juridique permettant de soumettre à la consultation populaire des modifications constitutionnelles ou un projet de nouvelle Constitution.
Transmis au Sénat pour une seconde lecture, il devra franchir les dernières étapes parlementaires avant une éventuelle promulgation par le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Décembre 2026, le cap politique affiché

Dans les rangs favorables au changement constitutionnel, l'ambition demeure de faire aboutir le processus avant la fin du mois de décembre 2026, avec en perspective l'avènement d'une Quatrième République.

Un calendrier politiquement ambitieux, dont la concrétisation reste toutefois tributaire des procédures institutionnelles et de l'expression souveraine du peuple.
Face à cette dynamique, Joseph Kabila se retrouve devant une équation politique délicate : son opposition au projet ne saurait, à elle seule, se substituer à la volonté populaire.

La véritable bataille constitutionnelle devra donc se jouer dans les urnes, et non sous la menace des armes. Car, au-delà des rivalités politiques, c'est aux Congolais qu'il reviendra de décider de l'architecture institutionnelle de leur République.

La marche vers une éventuelle Quatrième République entre ainsi dans une phase déterminante. Et pour ses défenseurs, une conviction domine : l'avenir du Congo ne doit pas être dicté par la peur, mais par le choix souverain de son peuple.

Shashu Yenga 
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