Le sous‑secteur minier de Djibende dans le territoire de Manono, au Tanganyika, a connu, le 07 octobre dernier , des violences au cours desquelles un membre des forces de l’ordre a perdu la vie; la zone est désormais sous un relatif calme.
Le policier, blessé lors d’affrontements avec des creuseurs artisanaux, avait été évacué pour soins mais n’a pas survécu. Il intervenait dans le cadre d’une opération de contrôle, conduite en coordination avec la SAEMAPE (Service d’Assistance et d’Encadrement de l’Exploitation Minière Artisanale et à Petite Échelle). D’après des témoins, tout serait parti de l’arrestation d’un creuseur surpris dans une des galeries officiellement interdite d’exploitation car minées par des risques sanitaires et sécuritaires. Un geste qui, d’après la source, a enflammé la foule: des pierres ont été lancées et l'agent de police des mines blessé a recouru à des tirs de sommation pour se frayer un passage et se dégager.
Pour stabiliser le secteur, les Forces armées ont envoyé des troupes sur le terrain, rapportent des témoins . Un extracteur artisanal a été interpellé, ainsi que deux agents de la SAEMAPE ont été retenus pour audition.
Pendant ce temps, le creuseur «coupable» d'activité clandestine, considéré comme le déclencheur de l’affaire est toujours en cavale.
Une enquête a été diligentée pour établir les faits, en préciser les circonstances et situer les responsabilités.
Parallèlement, la surveillance post-fermeture des puits miniers concernés demeure maintenue, reste indispensable pour éviter toute intrusion ou exploitation illégale.
Ildephonse WILONDJA
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