Alors que la situation sécuritaire reste critique dans l'est de la République démocratique du Congo, les initiatives diplomatiques se poursuivent pour tenter de désamorcer une crise régionale majeure. La délégation du Panel des anciens chefs d'État africains a entamé une intense mission de médiation transfrontalière.
Une étape décisive entre Goma et Kigali
Après 48 heures de pourparlers intenses menés à Goma avec les dirigeants de la coalition rebelle AFC-M23, les médiateurs se sont immédiatement rendus au Rwanda. L'objectif principal de cette démarche de terrain est de faciliter le dialogue direct et d'évaluer les leviers de résolution du conflit.
Sur place, la délégation a été reçue par le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe. Les échanges ont porté sur la dégradation continue du climat sécuritaire dans l'Est congolais, ciblant plus particulièrement la détérioration de la situation humanitaire et militaire dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Une région sous haute tension
Sur le terrain, la réalité demeure complexe : plusieurs entités territoriales stratégiques de ces deux provinces continuent d'être sous le contrôle opérationnel de l'AFC-M23. De leur côté, de multiples rapports d'experts des Nations unies persistent à pointer du doigt le rôle de Kigali, accusant directement le Rwanda d'apporter un soutien logistique et militaire au mouvement rebelle.
Face à ce blocage persistent, l'implication active des anciens dirigeants africains vise à insuffler une nouvelle dynamique aux efforts de paix continentaux.
Shashu Yenga
%20(1)%20(2).png)