Quatre hauts officiers généraux des FARDC ont été officiellement transférés ce mercredi à l’Auditorat général des forces armées par décision du Conseil national de sécurité (CNS), avant d’être incarcérés à la prison militaire de Ndolo.
Parmi les personnalités concernées, on retrouve de grands noms de l’appareil sécuritaire congolais :
- Général d’armée Christian Tshiwewe Songesa, ex-chef d’état-major général et ancien conseiller militaire du Président Félix-Antoine TSHISEKEDI.
- Général de brigade John KABILA, ex-officier d’ordonnance du président honoraire Joseph KABILA.
- Général de brigade John Sangwa.
- Général-major Nyembo Kufi.
Selon des sources proches du dossier, les accusations qui pèsent sur ces officiers sont d’une extrême gravité : complot contre l'État, trahison, ou encore manquements à la discipline militaire. Le silence officiel autour du contenu précis des charges laisse planer un épais nuage d’intrigues au sommet.
Ce coup de filet intervient dans un contexte où la RDC fait face à de multiples défis sécuritaires, notamment à l’Est, avec la résurgence des violences attribuées aux groupes armés soutenus de l’extérieur. La justice militaire semble vouloir frapper fort pour assainir les rangs et restaurer la confiance au sein des forces loyalistes.
Pour certains analystes, cette vague d’arrestations pourrait traduire une volonté de nettoyage stratégique au sommet de l’armée. D’autres y voient les signes d’un réglage de comptes politiques, alors que les lignes de fracture internes se durcissent à l’approche de décisions majeures sur la gouvernance sécuritaire.
Une affaire à suivre de près, dans un climat où loyauté, sécurité nationale et enjeux politiques s’entrecroisent plus que jamais.
Rédaction
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