C’est une scène bouleversante qui restera dans les mémoires : lors des obsèques des victimes des affrontements de Katoyi, une femme congolaise, debout, digne et en larmes, a brisé le silence face à Corneille NANGAA. Sans injure ni violence, elle a lancé un message puissant, empreint de vérité et de mémoire.
«Baba, ba Rwandais bana kuya ku tu uwiya mu Congo. Usi saahu uko mototo ya Kisangani» — « Les Rwandais sont en train de nous tuer au Congo. N’oublie pas que tu es un enfant de Kisangani », a-t-elle déclaré avec courage.
Un rappel simple mais profond : nul ne peut renier ses origines ni trahir impunément la souffrance de son peuple. Ses larmes parlaient pour les morts, pour les orphelins, pour les déplacés. Ses mots ont mis à nu une trahison, sans haine mais avec une force dévastatrice.
En face, Corneille NANGAA est resté silencieux, le regard fuyant. L’homme politique devenu allié de l’AFC/M23 n’a pas su affronter la voix d’une mère, d’une sœur, d’un peuple trahi.
Quand la vérité pleure, la trahison baisse les yeux.
Rédaction
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