Dans un communiqué, l'entreprise LEKX a exprimé ses regrets publics aux voyageurs et au personnel du navire MV OKAKO 2, intercepté la nuit du 08 janvier par la marine congolaise et ses proxies de WAZALENDO pour avoir bravé l'interdiction d'activité civile en eaux territoriales congolaises, en pleine période de tensions militaires croissantes entre la RDC et le Rwanda. Alors qu'il naviguait sereinement au large du Burundi et de la Tanzanie, pour rallier «KALEMIE en provenance du BUJUMBURA», le bâtiment a été frappé par une panne de vision nocturne, le propulsant en zone prohibée dans les eaux congolaises.
Les équipes de patrouille navale ont bouclé l'embarcation. Le rapport fait état d'agressions physiques répétées sur deux jours à l'encontre des passagers et de l'équipage, assorties de vols sous la contrainte.
«L'entreprise LEKX condamne sans réserve ces comportements qui sont contraires aux considérations humaines et au respect de la dignité des personnes et aux principes fondamentaux de protection des civils», peut-on lire dans ce communiqué relatant les circonstances des faits, puis exprime sa profonde solidarité envers les victimes de cette funeste «aberration».
La conquête de la ville d'UVIRA, voisine de BARAKA et KALEMIE par les troupes rwandaises et leurs auxiliaires de la coalition AFC/M23, a entraîné l'instauration de mesures défensives dans ces deux villes adjacentes. Les déplacements vers les territoires sous contrôle rebelle sont proscrits, tout comme dans le sens contraire.
Le porte-parole de WAZALENDO, au SUD-KIVU, a réaffirmé ce week-end que le blocus lacustre reste en vigueur jusqu'à nouvel ordre, afin de contrer toute infiltration ennemie dans les zones encore tenues par les forces loyalistes.
Ildephonse WILONDJA
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