Ancien capitaine emblématique de l’AS V.Club et des Léopards A’ 🐆, vainqueur de la première édition du CHAN, Serge Lofo Bongeli occupe aujourd’hui la fonction de chargé de sécurité de l’équipe nationale de la RDC.
Un poste perçu par certains comme un privilège. Pourtant, pour ceux qui ont suivi de près la riche carrière de ce joueur passé par l’Angola, l’Allemagne et la Belgique , cette situation suscite interrogations et débats.
S’agit-il d’un choix pleinement assumé ou du résultat d’une reconversion insuffisamment préparée ?
Au-delà du cas individuel, cette réalité met en lumière un problème plus large : la gestion de l’après-carrière chez de nombreux footballeurs congolais. La carrière sportive est éphémère, mais la vie professionnelle, elle, se poursuit bien au-delà des terrains.
Les anciens joueurs disposent pourtant d’un capital précieux : l’expérience, la notoriété, le savoir-faire et le réseau.
Autant d’atouts qui pourraient être mis au service du football national à travers la formation, la création d’académies, la détection des talents, le management sportif ou encore l’investissement structurant.
Force est de constater que la génération dorée de Serge Lofo Bongeli a progressivement disparu des radars, à l’exception notable de Robert Kidiaba, aujourd’hui entraîneur des gardiens, et de Pamphile Mihayo, sélectionneur adjoint des Léopards. Pour beaucoup d’anciens du TP Mazembe ou de l’AS V.Club, le silence contraste avec les grandes promesses de cette époque.
La reconversion ne doit plus être subie, mais anticipée.
Un message clair pour les joueurs actuels et les générations futures : le football ouvre des portes, encore faut-il savoir lesquelles franchir après la fin de carrière.
La Rédaction
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