S’exprimant devant les fidèles, l’archevêque a pointé du doigt les limites du modèle hérité des pionniers des années 1980, estimant qu’il ne répond plus pleinement aux défis spirituels de la génération actuelle.
«Le vent de l’Église de réveil, apporté par nos pères dans les années 1980, démontre aujourd’hui ses limites avec cette génération», a-t-il déclaré.
Pour lui, cette crise se manifeste par la multiplication de scandales médiatisés, notamment sur Internet et à la télévision, qui affectent l’image et la crédibilité du corps du Christ. L’archevêque a également dénoncé la poursuite effrénée des titres ecclésiastiques, évêque, bishop, archevêque ou apôtre, qu’il considère comme un obstacle majeur à la croissance spirituelle de l’Église.
S’adressant à la nouvelle génération de responsables et de fidèles, il a rappelé que certains grands serviteurs de Dieu, comme WILLIAM BRANHAM, ont marqué l’histoire du christianisme sans rechercher de titres honorifiques, préférant la simplicité et le service désintéressé.
«Ce qui tue l’Église aujourd’hui, ce sont nos titres», a-t-il martelé.
À travers cette prédication, l’archevêque Albert KANKIENZA plaide pour un renouveau spirituel débarrassé de l’orgueil et du formalisme, recentré sur le service, l’humilité et la fidélité aux valeurs fondamentales de l’Évangile. Un message qui invite l’Église de réveil à se réinventer pour mieux répondre aux attentes spirituelles de notre époque.
Ali Haddad
%20(1)%20(2).png)