Élections à la FECOFA : entre refondation et devoir de crédibilité

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À l’approche des élections à la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA), le football congolais se retrouve à la croisée des chemins. Plus qu’un simple renouvellement d’instances, le scrutin qui s’annonce engage l’avenir structurel, économique et moral du ballon rond national.

Une institution sous pression

Ces dernières années, la FECOFA a traversé des zones de turbulence : tensions internes, soupçons de mauvaise gouvernance, relations parfois complexes avec la FIFA et la Confédération Africaine de Football (CAF). Chaque crise a fragilisé l’image de l’institution et, par ricochet, celle du football congolais.

Les élections représentent donc une opportunité rare : restaurer la confiance des acteurs — clubs, ligues provinciales, arbitres, joueurs — et redonner une direction claire au projet sportif national.

Gouvernance ou politique sportive ?

Le véritable enjeu ne réside pas seulement dans les visages, mais dans la vision.
Quel modèle de gouvernance ? Quelle transparence financière ? Quelle politique de formation pour les jeunes ? Quel accompagnement du football féminin ?

Le futur comité exécutif devra démontrer sa capacité à moderniser l’administration, sécuriser les partenariats et professionnaliser les compétitions locales, notamment la Linafoot. Sans stabilité institutionnelle, aucune performance durable n’est possible, même pour les Léopards.

L’exigence d’un processus crédible

Pour que ces élections marquent un tournant, le processus doit être irréprochable :

  • respect strict des statuts,

  • égalité des candidats,

  • supervision claire et indépendante,

  • communication transparente.

La crédibilité du scrutin conditionnera la reconnaissance nationale et internationale des dirigeants élus.

Une responsabilité collective

Au-delà des ambitions individuelles, ces élections interpellent toute la famille du football congolais. Il ne s’agit pas de conquérir un fauteuil, mais de reconstruire une institution. Le football reste un puissant vecteur d’unité et de fierté en RDC ; sa gouvernance doit être à la hauteur de cette responsabilité.

En définitive, les élections à la FECOFA ne doivent pas être perçues comme une bataille de clans, mais comme un moment de refondation. Le football congolais mérite une direction forte, intègre et visionnaire.

L’heure n’est plus aux calculs, mais à l’engagement.


Janvier NDUWA 

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