Haut-Katanga URBANISME | “3 ans de blocage, ça suffit !” : Senga Kafindo tape du poing et impose l’ordre dans le chaos des permis de construire

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Après trois années de bras de fer stérile entre la Division d’urbanisme et le Guichet Unique de Délivrance des Permis de Construire (GUPEC), le ministre Jean Claude Senga Kafindo a décidé de reprendre la main avec fermeté.

Un arbitrage attendu, enfin enclenché

Face à un conflit administratif qui paralysait la délivrance des permis de construire et faisait perdre d’importantes recettes à l’État comme aux provinces, le ministre a convoqué autour d’une même table les deux parties ainsi que leurs avocats. Objectif : mettre fin à une guerre de compétences devenue coûteuse et contre-productive.
Dans une posture d’arbitre assumé, il a exigé que chaque camp dépose des argumentaires solides, fondés exclusivement sur les textes légaux en vigueur en République démocratique du Congo.

Nœud du problème : textes et légitimité

Au cœur du litige, l’application de l’arrêté ministériel n°58/CAB/MIN.ETAT/MIN UH/2022, qui encadre la mise en œuvre du décret portant création du GUPEC.
La Division d’urbanisme conteste la capacité opérationnelle du GUPEC, évoquant notamment l’absence d’un cadre budgétaire clair et d’un manuel de procédures.
En face, le GUPEC rejette ces accusations et s’appuie sur les textes de la Primature, notamment l’arrêté 058, pour défendre sa légitimité et sa base juridique.

Manque à gagner colossal pour l’État

Ce blocage administratif n’est pas sans conséquences : selon le ministre, cette rivalité interne fait perdre “beaucoup, et alors beaucoup d’argent” à la République. Une situation jugée inacceptable dans un secteur stratégique comme celui de l’urbanisme et de l’habitat.

Ultimatum : place aux solutions

Déterminé à sortir de l’impasse, Jean Claude Senga Kafindo a fixé un délai clair : les deux parties ont jusqu’à la semaine prochaine pour déposer leurs notes explicatives.
En se positionnant “au milieu du village”, le ministre affiche une volonté de neutralité mais aussi d’efficacité, avec un objectif précis : rétablir l’ordre, fluidifier les procédures et sécuriser les recettes publiques.

Une reprise en main saluée

Dans un dossier longtemps enlisé, cette initiative marque un tournant. En imposant une approche basée sur le droit, la responsabilité et les résultats, le ministre envoie un signal fort : l’État ne peut plus se permettre des conflits internes qui freinent le développement urbain et l’investissement.
Une chose est désormais claire : le temps des querelles administratives semble toucher à sa fin.
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