RDC | Affaire TSHIANI –CENCO : quand une fuite expose le cardinal Ambongo et relance le débat Église–État

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La prise de position récente de Noël TSHIANI MWADIAMVITA fait l’effet d’un pavé dans la mare au sein du paysage politico-religieux congolais. L’acteur politique a livré des révélations troublantes mettant directement en cause certains évêques de la CENCO, et plus particulièrement le cardinal Fridolin Ambongo Besungu, dont il dit désormais douter de la sincérité institutionnelle.

Au cœur de la controverse : le projet de loi controversé dit « Tshiani, de père et de mère ». Noël Tshiani affirme l’avoir remis exclusivement et à titre strictement confidentiel au cardinal Fridolin AMBONGO BESUNGU, dans un esprit de dialogue, de transparence et de bonne foi. Selon lui, toutes les garanties de confidentialité lui auraient alors été données par les autorités de l’Église catholique.

Pourtant, contre toute attente, le document se serait retrouvé dans la presse dès le soir même, sans son autorisation. Plus grave encore, il aurait été transmis à des médias internationaux, notamment Jeune Afrique, pour publication. Une divulgation que Noël Tshiani considère comme une violation manifeste de la confiance placée dans le cardinal et, plus largement, dans certains responsables ecclésiastiques.

Cet épisode marque, selon lui, une rupture irréversible de confiance. Sans détour, Noël TSHIANI MWADIAMVITA affirme que le cardinal Ambongo ne saurait plus être considéré comme un interlocuteur institutionnel fiable, dès lors que des échanges confidentiels peuvent être exposés à l’opinion publique sans consentement préalable.

Au-delà de la déception personnelle, l’acteur politique estime que cette affaire révèle un problème structurel plus profond : l’ambiguïté persistante des relations entre l’Église catholique et l’État en République démocratique du Congo. Il plaide pour que la prochaine révision constitutionnelle permette de clarifier, voire de redéfinir, les frontières entre l’influence religieuse et la gestion des affaires publiques.

Dans cette perspective, Noël TSHIANI MUADIAMVITA insiste sur la nécessité d’une séparation plus nette entre l’Église et l’État, afin d’éviter toute confusion des rôles. Il souligne notamment que des missions régaliennes sensibles, telles que l’organisation des élections, devraient relever exclusivement des institutions étatiques, sans implication directe des confessions religieuses.

Entre incident de confidentialité, crise de confiance et débat institutionnel, cette affaire relance une réflexion de fond sur l’équilibre à trouver entre la place des Églises dans l’espace public et le principe de neutralité de l’État. Une question sensible qui continue de diviser l’opinion congolaise et d’alimenter un débat loin d’être clos.

Rédaction 
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