Le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Matete a condamné à la peine capitale Josué Kaniki Kasongo, reconnu coupable du meurtre de sa propre mère, dans une affaire qui a profondément choqué l’opinion publique à Kinshasa.
Selon les éléments présentés à l’audience, le drame serait survenu à la suite d’une dispute liée à une dette estimée à 10 000 dollars américains. L’accusé aurait attaqué sa mère à la machette avant de conserver certaines parties du corps dans un congélateur.
Alertés par une odeur nauséabonde émanant de la parcelle, des voisins ont saisi les services de sécurité. La police a alors découvert la scène macabre et retrouvé le suspect caché sous un lit.
Jugé en audience foraine devant une foule bouleversée, Josué Kaniki Kasongo a reconnu les faits qui lui étaient reprochés. Le ministère public a qualifié les actes de « barbarie inqualifiable », estimant qu’ils traduisent un mépris total pour la vie humaine et les valeurs familiales.
Au terme des débats, le tribunal a prononcé la peine capitale à l’encontre de l’accusé.
Cette affaire relance, une fois de plus, le débat sur la violence intrafamiliale et la santé mentale, ainsi que sur l’application de la peine de mort en République démocratique du Congo.
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