Un climat de tension s’installe au sein du secteur des hydrocarbures en République démocratique du Congo. Les organisations syndicales accusent la ministre de tutelle, Acacia Bandubolambongo, de mauvaise gestion des fonds parafiscaux, pointant du doigt un mécanisme qu’elles jugent opaque et inéquitable.
Au centre de la controverse, un Comité de suivi, créé par arrêté ministériel, qui percevrait chaque mois près de 720 000 dollars américains. D’après les syndicats, 6 % des recettes seraient affectés à ce comité sous forme de primes, tandis que la DGDA ne bénéficierait que de 1 %, et ce, sans qu’aucune prime de motivation ne soit accordée aux agents opérationnels du secteur.
Les syndicats dénoncent une répartition qu’ils estiment injustifiée et l’absence d’audit indépendant, mettant en cause la transparence dans l’utilisation de ces ressources. « Un organe stratégique ne peut pas fonctionner comme une caisse de distribution de primes », déclare un responsable syndical.
Face à cette situation, les organisations syndicales brandissent la menace de mouvements de grève et de sit-in si des mesures correctives ne sont pas prises dans les plus brefs délais. Elles sollicitent par ailleurs l’implication de l’Inspection générale des finances (IGF) ainsi que de l’Autorité de prévention et de lutte contre la corruption (APLC) afin d’éclairer l’opinion sur la gestion de ces fonds.
Dans un contexte national marqué par l’exigence de bonne gouvernance, ce dossier relance le débat sur la transparence et l’équité dans la gestion des ressources publiques.
Ali Haddad
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