À la Cité de l’Union africaine, à Kinshasa, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a livré une déclaration forte et structurée devant le Groupe des Ambassadeurs francophones accrédités en République démocratique du Congo. Au cœur de son message : un plaidoyer appuyé en faveur de la candidature congolaise portée par Julianna Amato Lumumba.
Dans un discours à la fois solennel et stratégique, le Chef de l’État a rappelé le parcours de cette figure politique, soulignant son expérience au sein de l’appareil gouvernemental, notamment en qualité de Vice-Ministre de la Culture et de l’Information, puis de Ministre de la Culture. Il a salué une personnalité engagée, attachée à la promotion de la diversité culturelle et à la défense de la souveraineté narrative des États francophones.
Mais au-delà du profil de la candidate, c’est une vision globale de la Francophonie que le Président congolais a voulu projeter. Pour Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, soutenir cette candidature revient à faire un choix clair : celui d’une Francophonie plus affirmée, capable d’assumer pleinement sa dimension politique et humaine.
«Soutenir cette candidature, ce n’est pas seulement accompagner une femme d’expérience. C’est surtout faire le choix d’une Francophonie qui défend la paix et la souveraineté des États, qui investit dans la jeunesse, l’éducation et l’innovation, et qui fait du français une langue d’avenir, d’influence et de progrès», a-t-il déclaré devant ses hôtes.
Dans cette perspective, le Président congolais a officiellement sollicité l’appui des États et gouvernements membres, appelant à une mobilisation autour d’une vision renouvelée de l’espace francophone. Une Francophonie, selon lui, en phase avec les enjeux contemporains et résolument tournée vers l’avenir.
Cette démarche diplomatique s’inscrit dans une stratégie plus large de repositionnement de la République démocratique du Congo sur la scène internationale, notamment au sein de Organisation internationale de la Francophonie, où Kinshasa entend jouer un rôle de premier plan.
À travers ce plaidoyer, la RDC ne se contente pas de proposer une candidature. Elle affirme une ambition : celle de contribuer activement à la redéfinition des priorités et des équilibres au sein de la Francophonie mondiale.
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