La tension monte autour de la sécurité dans le Haut-Katanga. Accusée sur les réseaux sociaux d’implication dans des cas d’agressions, la Police nationale congolaise (PNC) sort de sa réserve et hausse le ton. Dans une mise au point rendue publique ce vendredi 20 mars 2026, le Commissariat provincial démonte ce qu’il qualifie, en filigrane, de accusations infondées et potentiellement manipulatrices.
Tout est parti d’une dénonciation virale mettant en cause des patrouilleurs, soupçonnés de complicité dans des actes criminels récents. Une version que la police balaie d’un revers de main. Pour le porte-parole provincial, le major Charles Espéranto Bin Lwamba, ces affirmations ne reposent sur «aucun élément technique crédible».
Mais au-delà du simple démenti, la PNC brandit ses propres vérifications pour décrédibiliser la thèse accusatrice. Les numéros de téléphone avancés comme preuves ? Inactifs dans le système du Centre de Coordination des Opérations (CCO) depuis au moins deux semaines, selon les services internes.
Un argument suffisant pour la police, qui parle d’allégations «contraires à la réalité du terrain». Reste une question brûlante : simple rumeur amplifiée ou tentative de jeter le discrédit sur les forces de l’ordre dans un contexte sécuritaire déjà fragile ?
Dans une province sous pression, cette affaire relance le débat sur la confiance entre population et forces de sécurité, et expose, une fois de plus, la guerre de communication qui se joue désormais aussi sur les réseaux sociaux.
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