window.dataLayer = window.dataLayer || []; function gtag(){dataLayer.push(arguments);} gtag('js', new Date()); gtag('config', 'G-RJCKWMVPJM'); RDC ITURI | MUSEVENI tente d’imposer sa loi à TSHISEKEDI : KINSHASA claque la porte à la “requête sorcière” de KAMPALA

RDC ITURI | MUSEVENI tente d’imposer sa loi à TSHISEKEDI : KINSHASA claque la porte à la “requête sorcière” de KAMPALA

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Depuis plusieurs semaines, la province de l’ITURI est au cœur d’une escalade diplomatique et militaire qui révèle une réalité de plus en plus troublante : l’OUGANDA ne semble plus se limiter à la lutte contre les ADF, mais chercherait désormais à peser directement sur la gouvernance interne de la RDC.

La demande attribuée à l’armée ougandaise visant à obtenir la destitution du gouverneur militaire de l’Ituri, le lieutenant-général Johnny LUBOYA NKASHAMA, constitue, selon plusieurs observateurs, une ingérence flagrante dans les affaires internes congolaises. Un geste perçu à KINSHASA comme une provocation susceptible de fragiliser davantage l’équilibre sécuritaire dans l’est du pays.

D’après plusieurs sources concordantes, YOWERI MUSEVENI et certains responsables militaires ougandais reprocheraient au gouverneur de freiner certaines ambitions de KAMPALA dans la région. Derrière la rhétorique officielle de la lutte contre les rebelles ADF dans le cadre de l’opération conjointe Opération Shujaa, l’OUGANDA chercherait à étendre son influence politique, sécuritaire et économique dans une province stratégique, riche en ressources et située au carrefour des routes commerciales régionales.

Cette volonté supposée d’imposer un changement de gouvernance n’a rien d’anodin. Elle s’inscrirait dans une stratégie plus large visant à façonner l’environnement sécuritaire et politique de l’Ituri selon les intérêts ougandais, au risque d’affaiblir l’autorité de l’État congolais dans cette partie sensible du territoire.

Les tensions se sont accentuées au début du mois de mars 2026 lorsque l’administration militaire de Mahagi a renforcé les conditions d’entrée des troupes ougandaises sur le territoire congolais. Une décision qui aurait suscité de vives réactions du côté de KAMPALA.

Selon certaines sources locales, des responsables militaires ougandais auraient même évoqué des menaces directes, allant jusqu’à parler de l’arrestation du gouverneur de l’ITURI. Une déclaration qui a provoqué une vive indignation dans les milieux politiques congolais.
Face à cette pression, le président Félix-Antoine TSHISEKEDI aurait opposé une fin de non-recevoir catégorique. Pour Kinshasa, la souveraineté nationale ne saurait faire l’objet d’aucune négociation.

Aucun pays voisin, même partenaire dans une opération militaire conjointe, ne peut dicter à la RDC qui doit administrer l’une de ses provinces. Une telle exigence est perçue comme une violation du droit international et une atteinte directe à l’autorité de l’État congolais.
Pour plusieurs analystes, céder à une telle pression aurait ouvert la voie à une forme de mise sous tutelle progressive de l’ITURI par un acteur extérieur.

Dans ce contexte tendu, KINSHASA est appelée à réaffirmer son contrôle sur la province, à exiger le respect strict des accords militaires conclus avec KAMPALA et à rappeler que la coopération sécuritaire ne peut en aucun cas se transformer en domination politique.
L’affaire de l’Ituri dépasse désormais le cadre d’un simple différend militaire. Elle apparaît comme un véritable test de souveraineté pour la RDC.

En tentant d’influencer la destitution d’un gouverneur congolais, KAMPALA aurait franchi une ligne rouge. Reste à savoir si cette crise diplomatique marquera un tournant dans les relations entre les deux pays ou si elle ouvrira une nouvelle phase de tensions dans une région déjà fragilisée par des décennies de conflits.

Rédaction 

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