Le président du parti Alliance pour le Changement, Jean‑Marc Kabund‑a‑Kabund, a livré une analyse sans détour sur la place de l’ancien chef de l’État Joseph Kabila dans la scène politique congolaise, notamment concernant sa participation au probable dialogue national.
Lors de son passage dans un entretien accordé à Jeune Afrique, l’ancien président intérimaire de l’Assemblée nationale a reconnu le droit de Joseph KABILA de continuer à exister politiquement en République démocratique du Congo.
«Joseph KABILA est libre. Il est libre en tant qu’acteur politique, aujourd’hui opposant, de penser ce qu’il peut penser et de faire ce qu’il peut faire, d’autant plus qu’il est acteur politique», a-t-il déclaré.
«Il ne peut plus revenir comme président»
Toutefois, Jean-Marc KABUND a tenu à rappeler que l’ancien président, qui a dirigé le pays pendant près de deux décennies, ne peut plus prétendre à la magistrature suprême.
«Son retour, je ne crois pas. Comment Kabila va retourner parce qu’il a déjà fait ses deux mandats ? Il ne peut plus être candidat au Congo, il ne peut plus revenir aux affaires comme président de la République», a-t-il insisté.
KABUND favorable à sa participation au dialogue
Malgré cette position, l’opposant politique estime que Joseph KABILA reste un acteur politique majeur et qu’il ne voit aucune raison de lui interdire de participer à un éventuel dialogue national.
«Il reste président d’un parti politique et d’un regroupement. Il a un rôle à jouer sur la scène politique. Qui suis-je, moi, pour dire non à la participation de Kabila à un dialogue ? Quel droit dois-je m’arroger pour décider de qui doit être là ou ne doit pas être là ? Je crois que c’est insensé», a-t-il affirmé.
Ces déclarations interviennent alors que la question d’un dialogue national continue de susciter de vives discussions au sein de la classe politique congolaise.
La place de l’ancien président Joseph Kabila dans ce processus reste l’un des sujets les plus sensibles, entre ceux qui plaident pour son implication et ceux qui estiment que son rôle dans l’avenir politique du pays devrait être limité.
Fatshi BWANGA
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