window.dataLayer = window.dataLayer || []; function gtag(){dataLayer.push(arguments);} gtag('js', new Date()); gtag('config', 'G-RJCKWMVPJM'); RDC | «Le mythe» du pénis volé à MANONO : la cité en mode folie meurtrière, un enseignant exécuté en pleine rue

RDC | «Le mythe» du pénis volé à MANONO : la cité en mode folie meurtrière, un enseignant exécuté en pleine rue

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Indignation dans les milieux médiatiques après le lynchage mortel d’un ex -journaliste de la RTNC sous-station de MANONO au TANGANYIKA mercredi 11 mars aux alentours de 20 heures dans le quartier LUVUA. 
La victime, accusée par une foule en furie d’avoir «volé mystiquement» le pénis de quatre personnes, a été pris à partie devant une échoppe de recharge téléphonique où elle se procurait des forfaits. 
Ces individus ont prétendu avoir constaté la perte soudaine et incompréhensible de leurs attributs génitaux dès l'instant suivant une brève interaction physique avec l'ex-reporter de la RTNC, KILUBA MUFUNGA HEMA Héritier. 

Des affirmations non étayées par des conclusions médicales précises. Celles-ci révélant une absence totale de mutilation sexuelle ou altération virile auprès de ses accusateurs. Visage martyrisé, quasi méconnaissable, l'œil crevé, la victime âgée de plus de 30 s'est éteinte en soins intensifs, laissant trois enfants et une veuve éplorée. 
Une source proche révèle qu'il était titulaire d'un diplôme en Droit de l'université de MANONO et exerçait comme enseignant à l'Institut techniques professionnel agricole (ITPA). 
Ce mercredi-là, cinq cas de disparition de sexes ont été signalés, mais non validés par l'expertise médicale. 

Le total des plaintes pour ablation génitale inexpliquée atteint le nombre de dix dans ce territoire.

Des tensions explosives secouent la cité

Ce meurtre collectif a entraîné une révolte populaire violente jeudi 12 mars depuis 08 heures du matin, avec des cris unanimes pour une justice exemplaire.

Dans la foulée, une maison d'un homme suspecté d'avoir pris part à la vindicte a été mise en feu par les manifestants furieux, en plus d'une officine pharmaceutique et d'un kiosque de recharge de crédit mobile. 

Pendant plusieurs heures MANONO s'est embrasée dans une tension palpable. Les policiers, déployés en nombre dans les rues, ont barré la route aux émeutiers armés des pierres. Des salves de tirs de sommation ont retenti pour fréner les ardeurs des protestataires composés notamment des proches de la victime. La cité s'est figée : boutiques et magasins ont baissé les rideaux, les commerçants s'étant réfugiés chez eux pour éviter les violences. Les forces de l'ordre ayant procédé à de nombreuses arrestations.

La «superstition» des organes génitaux dérobés frappe toujours. Des nombreuses voix somment les pouvoirs publics de contrer sans délai cette plaie qui empoisonne la province du TANGANYIKA et plusieurs partie du pays.

Dispositif conservatoire activé

À MANONO, l'administrateur territorial Cyprien KITANGA KABALE a dirigé une session extraordinaire du conseil de sécurité sur ce phénomène qualifié de «simple croyance», source de psychose ambiante et des derives extrajudiciaires.

L'autorité exhorte à cesser immédiatement la diffusion de cette «rumeur infondée», rappelant qu'elle expose à de lourdes sanctions pénales. KITANGA KABALE a décrété la suspension temporaire de tout attroupement dans les lieux publics.
Des rondes policières seront mises en place afin de garantir l'application de cette mesure.

Pour le moment, la sérénité règne à nouveau dans la cité. KILUBA MUFUNGA HEMA Héritier, quant à lui, repose désormais au cimetière.

Ildephonse WILONDJA
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