window.dataLayer = window.dataLayer || []; function gtag(){dataLayer.push(arguments);} gtag('js', new Date()); gtag('config', 'G-RJCKWMVPJM'); RDC | NZUZI WA MBOMBO s'éteint : La “Dame de fer” de MOBUTU emporte avec elle les secrets d'une époque controversée

RDC | NZUZI WA MBOMBO s'éteint : La “Dame de fer” de MOBUTU emporte avec elle les secrets d'une époque controversée

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La République démocratique du Congo est en deuil.
Catherine NZUZI WA MBOMBO, figure majeure et controversée de la vie politique nationale, est décédée ce mercredi 18 mars. Avec sa disparition, c’est toute une page de la Deuxième République (RDC) qui se referme, entre héritage, nostalgie et zones d’ombre.

Née le 19 décembre 1944 à TSHUMBE Sainte Marie, dans une famille catholique pratiquante, Catherine NZUZI WA MBOMBO grandit dans un environnement structuré par les valeurs sociales et religieuses. Fille d’un assistant médical et d’une directrice de foyer social, elle s’impose très tôt comme une personnalité déterminée. Mère d’une famille nombreuse et arrière-grand-mère, elle aura mené de front vie familiale et carrière politique.

Son ascension débute en 1967 lorsqu’elle devient bourgmestre de la commune de La Gombe, un poste stratégique au cœur du pouvoir.
Très vite, elle gravit les échelons dans l’appareil d’État : inspectrice d’État en charge de plusieurs provinces, commissaire provinciale, vice-gouverneur de Kinshasa, puis gouverneur du Kongo Central (ex-Bas-Zaïre) entre 1972 et 1974, avant de diriger la ville de Kinshasa à partir de 1985.

Pilier du Mouvement Populaire de la Révolution (MPR), elle intègre le bureau politique puis le Comité central, jusqu’à devenir deuxième vice-présidente de cette structure, une fonction qui équivalait, à l’époque, à celle de vice-présidente de la République sous le régime de MOBUTU SESE SEKO.

Mais sa trajectoire n’échappe pas aux turbulences de l’histoire. Après la chute du régime en 1997, elle est incarcérée pendant deux ans pour haute trahison, avant de s’exiler temporairement en Afrique du Sud. Elle fera toutefois un retour remarqué sur la scène politique en 2003, en intégrant le gouvernement de transition comme ministre de la Solidarité et des Affaires humanitaires, à la suite du dialogue inter-congolais de Sun City.

Candidate à l’élection présidentielle de 2006 sous la bannière du MPR fait privé, elle tentera de repositionner l’héritage de son ancien parti dans un paysage politique profondément transformé.
Jusqu’à ses dernières années, elle demeure une figure influente, notamment comme marraine de l’Alliance pour la Réforme de la République (A2R), à l’initiative de Henriette WAMU ATAMINA en 2021.

Recordwoman de longévité politique féminine en RDC, Catherine NZUZI WA MBOMBO laisse derrière elle un héritage complexe : celui d’une pionnière ayant brisé le plafond de verre, mais aussi d’une actrice clé d’un système encore sujet à débats.

Sa disparition ne clôt pas seulement une vie, elle relance une question brûlante : faut-il honorer la bâtisseuse ou juger l’héritage d’un régime ?

Fatshi BWANGA 

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