À l’approche de la Journée de l’enseignement national, célébrée le 30 avril, la province éducationnelle du Haut-Katanga 1 a marqué les esprits en organisant, ce mardi 28 avril, un culte d’action de grâce à la paroisse protestante de l’Université de Lubumbashi, située au quartier Kasapa.
Cette activité inscrite dans le calendrier scolaire a rassemblé plusieurs autorités éducatives, notamment le diprocope Richard Malebe, assurant l’intérim du proved Joseph Mwinkeu, ainsi que l’inspecteur principal provincial Jean-Pierre Kokumbo Egba. À leurs côtés, une large assemblée composée de coordonnateurs d’écoles conventionnées, de sous-proved, d’inspecteurs, de chefs d’établissement, de représentants d’ASBL, d’enseignants et d’élèves.
Au cœur de cette rencontre, un message fort porté par le Révérend Pasteur Kasongo Bellarmin, directeur de l’évangélisation de l’Église du Christ au Congo (ECC/Haut-Katanga). S’appuyant sur le passage biblique de Genèse 1:26-27, il a invité les acteurs du secteur éducatif à s’inspirer du modèle de collaboration divine pour œuvrer ensemble au bénéfice de l’enfant.
«Tous, pour l’intérêt et le bien-être d’un seul», a-t-il martelé, posant une question essentielle : quelle est la contribution réelle de chacun dans la formation de l’élève ? Dans une métaphore parlante, il a comparé l’enfant à une argile façonnée par différents intervenants, chacun apportant sa touche dans la construction du futur citoyen.
Le message est sans ambiguïté : l’élève doit rester le point de convergence de toutes les politiques éducatives. Pour Kasongo Bellarmin, cette mission exige bien plus que des compétences techniques. Elle repose sur des valeurs fondamentales : la crainte de Dieu, l’amour sincère pour l’enfant et une éthique professionnelle qui place l’intérêt de l’élève au-dessus de toute considération financière.
Au-delà du cadre spirituel, cette initiative traduit une volonté claire des autorités éducatives du Haut-Katanga 1 de réaffirmer les fondements d’un système éducatif centré sur l’humain. Dans un contexte où les défis du secteur restent nombreux, ce rappel à l’ordre moral et collectif sonne comme un appel à la responsabilité partagée.
À quelques jours de la Journée de l’enseignement national, le message est lancé : l’avenir de l’éducation congolaise dépendra moins des discours que de la capacité des acteurs à remettre, concrètement, l’enfant au cœur de toutes les priorités.
Karaj-a-Ntang
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