Un climat de peur s’est installé dès l’aube de ce jeudi dans la ville de Likasi, où une vaste opération de bouclage a été menée dans le quartier Kadel, à proximité des installations de la Société nationale des chemins de fer du Congo.
Depuis 5 heures du matin, un important dispositif sécuritaire composé d’éléments de la Police nationale congolaise et des Forces armées de la République démocratique du Congo a été déployé, transformant la zone en véritable verrou militaire.
Selon des sources concordantes, cette opération ferait suite à une alerte sécuritaire signalant la présence présumée de suspects détenant des armes, des munitions ainsi que des tenues militaires dissimulées dans certaines habitations de la ville.
Fouilles musclées et climat de peur
Sur le terrain, l’intervention des forces de sécurité suscite de vives inquiétudes. Plusieurs habitants dénoncent des perquisitions domiciliaires jugées brutales, évoquant des effets personnels déplacés et des habitations mises sens dessus dessous.
Des contrôles d’identité stricts seraient également en cours. Selon des témoignages recueillis sur place, toute personne ne disposant pas de sa carte d’électeur s’exposerait à une interpellation immédiate.
Prévenus depuis la veille d’une éventuelle opération, certains habitants disent avoir passé la nuit dans l’angoisse. Ce climat de tension a entraîné une paralysie partielle des activités dans cette partie de Likasi, où de nombreux résidents préfèrent rester confinés chez eux.
Silence officiel et appels au respect des droits
À ce stade, aucune communication officielle n’a été faite par les autorités compétentes pour expliquer les contours exacts de cette opération.
Face à ce silence, la population réclame des éclaircissements rapides, tandis que des voix s’élèvent pour appeler au respect des droits des civils dans le cadre de ces interventions sécuritaires.
Si l’objectif affiché reste la traque de potentiels individus armés, les méthodes employées interrogent déjà, au risque d’alimenter davantage la psychose au sein d’une population déjà sous pression.
Leroi SUMAIDI
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