Un drame d’une rare violence choque l’opinion dans la commune de Maluku, à Kinshasa. Dans le quartier Mangengenge, un homme présenté comme policier aurait sectionné le pied droit de sa propre fille, âgée de moins de quatre ans, dans des circonstances encore floues.
Selon les premières informations, la fillette, gravement blessée, a été évacuée en urgence vers un centre de santé pour recevoir des soins, alors qu’elle souffrait d’une importante hémorragie.
À ce stade, les raisons ayant conduit à cet acte d’une extrême cruauté restent inconnues, laissant place à l’indignation et à l’incompréhension au sein de la population locale.
Un acte en violation flagrante de la loi
Ce drame remet en lumière les dispositions de la Loi n° 09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant, qui interdit formellement toute forme de violence, de torture ou de traitement cruel à l’encontre des enfants.
Ses articles 151 et 152 prévoient des sanctions sévères, pouvant aller jusqu’à la servitude pénale à perpétuité pour les auteurs d’actes de torture ou de cruauté sur mineur.
Exigence de justice
Face à la gravité des faits, des voix s’élèvent pour exiger l’ouverture immédiate d’une enquête afin d’établir les responsabilités et traduire l’auteur présumé devant la justice.
Au-delà de l’émotion, ce drame relance le débat sur la protection effective des enfants en République démocratique du Congo, où de tels actes continuent, malgré le cadre légal, de se produire dans un silence souvent inquiétant.
Leroi SUMAIDI
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