La tension monte autour du dossier visant Willy Bakonga Wilima. Alors que des accusations d’attouchements sur des jeunes de son établissement ont été relayées par un certain Timothée Lenoir, la riposte de la défense ne s’est pas fait attendre.
Dans une déclaration ferme, son avocat, Maître Pataki Empenda Jean, rejette en bloc les allégations et dénonce une machination politique.
Selon l’avocat, les accusations portées contre son client seraient le fruit d’une manipulation. Il affirme que « Timothée Lenoir, reconnu pour ses manœuvres de manipulation, est une fois de plus instrumentalisé par des laboratoires politiques corrompus ». Une accusation grave, qui suggère une orchestration en coulisses visant à ternir l’image de l’ancien ministre.
La défense établit également un lien direct entre cette affaire et les prises de position politiques de Willy Bakonga. Ce dernier s’est récemment exprimé en faveur d’une révision constitutionnelle, soutenant une dynamique qui permettrait au président Félix Tshisekedi d’ouvrir la voie à une 4ᵉ République. Pour son avocat, cette posture dérange et expliquerait l’acharnement dont il ferait l’objet.
Plus encore, Maître Pataki va jusqu’à qualifier les accusations de « mission rémunérée », évoquant un « travail malhonnête basé sur un mensonge fabriqué de toutes pièces ». Il insiste sur l’absence totale de preuves et dénonce une campagne construite autour de montages et de fausses informations.
Dans ce contexte, la défense parle sans détour de « guerre politique » visant à atteindre à la fois Willy Bakonga et, indirectement, le chef de l’État. Une stratégie qui, selon elle, vise à affaiblir les figures associées au projet de transformation institutionnelle du pays.
À ce stade, aucune décision judiciaire n’a encore été rendue, et les accusations comme les démentis restent à être examinés par les instances compétentes. L’affaire, hautement sensible, illustre une fois de plus l’imbrication complexe entre justice, opinion publique et enjeux politiques en République démocratique du Congo.
Shashu YENGA
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