L’annonce d’une réduction du prix de la farine de maïs dans la ville de Lubumbashi continue de susciter incompréhension et frustration au sein de la population. Malgré la communication officielle du ministère provincial de l’Économie, la mesure tarde à produire des effets visibles sur les marchés locaux.
Selon les autorités provinciales, le sac de 25 kilogrammes de farine de maïs produite dans le Haut-Katanga devrait être vendu à un prix social de 25.000 francs congolais. Une décision censée soulager les ménages durement affectés par la hausse du coût de la vie.
Cependant, sur le terrain, la réalité est tout autre. Dans plusieurs points de vente de la capitale économique, les prix restent élevés. Les différentes marques de farine disponibles se négocient encore autour de 35.000 CDF, voire davantage, loin du tarif annoncé par le gouvernement provincial.
Cette situation intervient après une flambée spectaculaire des prix observée ces dernières semaines. Le sac de 25 kg, autrefois vendu à environ 35.000 CDF, avait atteint des niveaux préoccupants, oscillant entre 60.000 et 70.000 CDF. Une hausse brutale qui a fragilisé davantage le pouvoir d’achat des ménages.
Face à ce décalage entre les annonces officielles et la réalité du marché, les habitants de Lubumbashi expriment leur désarroi. Beaucoup espèrent une application effective et généralisée de la mesure, dans un contexte économique déjà difficile pour de nombreux foyers.
En attendant, la question de la régulation des prix et du contrôle du marché reste posée, alors que les consommateurs continuent de subir les effets d’une inflation persistante sur les produits de première nécessité.
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