À Kinshasa, l’insécurité n’est plus un simple fait divers : elle est devenue le symbole d’un pouvoir sécuritaire dépassé, voire complice. Et cette fois, c’est le sénateur Gérard Gecoco Mulumba qui brise les codes en dénonçant ouvertement une dérive inquiétante.
Dans une sortie sans filtre, l’élu ne se contente plus de critiquer : il accuse. Selon lui, la Police Nationale Congolaise n’est plus en mesure d’assurer sa mission fondamentale de protection des citoyens.
La vidéo qu’il met en avant est glaçante : des kulunas s’affrontent en plein jour, terrorisent la population, imposent leur loi… sous le regard passif des forces de l’ordre.
Complicité ou faillite totale ?
Mais le plus explosif reste à venir. Le sénateur évoque des liens présumés entre certains réseaux de kulunas et des éléments de la police. Une accusation lourde qui, si elle se confirme, révélerait non pas une simple défaillance, mais une infiltration du crime au cœur même de l’appareil sécuritaire.
Dès lors, une question dérangeante s’impose : l’État a-t-il perdu le contrôle de sa capitale ?
Les kinois livrés à eux-mêmes
Pour les habitants de Kinshasa, le constat est amer. Chaque jour, la peur gagne du terrain, pendant que les réponses tardent. L’insécurité devient banale, presque normalisée.
Le silence ou l’inaction des autorités ne font qu’alimenter un sentiment d’abandon.
Un avertissement politique
À travers cette prise de position, Gérard Gecoco Mulumba envoie un message clair : il ne s’agit plus seulement de dénoncer, mais d’exiger des comptes.
Car lorsque ceux qui sont censés protéger deviennent inefficaces, ou pire, suspects, c’est toute la crédibilité de l’État qui vacille.
À Kinshasa, la question n’est plus de savoir s’il y a crise sécuritaire… mais jusqu’où elle ira.
Shashu YENGA
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