window.dataLayer = window.dataLayer || []; function gtag(){dataLayer.push(arguments);} gtag('js', new Date()); gtag('config', 'G-RJCKWMVPJM'); RDC | AFC/M23 : mensonges, sextapes et désertions… un mouvement en pleine autodestruction

RDC | AFC/M23 : mensonges, sextapes et désertions… un mouvement en pleine autodestruction

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À Kinshasa, l’expression lingala circule avec insistance : « Satan akotela bango, ba bomana » càd « qu’ils s’entretuent ». Une formule crue qui résume, pour beaucoup, la situation actuelle de l’AFC/M23.

Derrière les discours d’unité affichés, le mouvement rebelle montre aujourd’hui les signes d’une implosion interne. Deux lignes s’y opposent ouvertement : d’un côté, les hommes du terrain, partisans de l’option militaire ; de l’autre, une branche politique préoccupée par l’image et les calculs diplomatiques. Résultat : une fracture profonde, une perte de cohésion et une méfiance généralisée.

Propagande et contre-vérités

L’affaire impliquant Vicky Ntumba, présenté comme ancien cadre de la Présidence de la République, illustre cette dérive. Une tentative de faire croire à des défections au sommet de l’État congolais, rapidement contestée. La porte-parole présidentielle, Tina Salama, a formellement démenti, affirmant que l’intéressé n’a jamais travaillé à la Présidence.

Pour de nombreux observateurs, cet épisode révèle un mouvement en perte de crédibilité, contraint de fabriquer des récits pour maintenir une illusion de force.

Désertions en cascade et perte de contrôle

Sur le terrain, les signaux sont tout aussi préoccupants. Selon plusieurs sources, au moins 263 combattants, dont quatre officiers, auraient déposé les armes. De Lubero à Rutshuru, en passant par Masisi et Kalehe, les désertions se multiplient.

Recrutements forcés, baisse de moral, perte de contrôle : même les combattants semblent désormais fuir une guerre sans perspective claire.

Sextapes, purges et règlements de comptes

À cette crise militaire s’ajoute une guerre interne plus discrète mais tout aussi violente. Les scandales sexuels et les fuites de vidéos intimes éclaboussent plusieurs cadres du mouvement.

Après la suspension de Yannick Tshisola pour des faits présumés de violences sexuelles, d’autres noms circulent : Fanny Kayembe, responsable financière, ou encore Jean-Luc Mashagiro, impliqué dans une vidéo intime à Rubaya.

Pour certains analystes, ces “sextapes” ne seraient pas anodines. Elles serviraient d’outils de purge interne, visant à discréditer, affaiblir ou éliminer certains cadres dans une lutte de pouvoir devenue ouverte.

Un mouvement fracturé, une chute annoncée ?

Aujourd’hui, l’AFC/M23 ne fait plus face uniquement à ses adversaires extérieurs. Il se déchire de l’intérieur. Mensonges, divisions, désertions et scandales : tous les indicateurs sont au rouge.

Dans ce contexte, certains évoquent même l’ombre de Joseph Kabila, soupçonnée de planer sur ces recompositions souterraines, avec en toile de fond d’éventuelles reconfigurations insurrectionnelles dans d’autres régions, notamment le Katanga.
Une chose semble désormais certaine : lorsque la fragmentation interne s’accélère, la chute n’est plus une hypothèse abstraite, elle devient une échéance.
Mais face à ces dynamiques instables, prudence et vigilance restent de mise.

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