La situation sécuritaire se dégrade à Lubumbashi. Des groupes d’enfants de la rue, communément appelés shegués, érigent désormais des barrières de fortune en pleine nuit et imposent des paiements forcés aux automobilistes, en toute impunité.
Une pratique inquiétante en plein centre-ville
Des images devenues virales montrent ces mineurs installer des barrages au cœur de la ville, transformant certaines artères en zones de racket nocturne. Sous pression et parfois sous menace, des citoyens sont contraints de payer des “taxes” arbitraires pour circuler.
Cette dérive, de plus en plus fréquente, suscite l’indignation des habitants de Haut-Katanga, qui dénoncent une insécurité grandissante.
Autorités dépassées ?
Face à cette montée en puissance des shegués, les interventions menées jusqu’ici semblent inefficaces. Malgré certaines opérations ponctuelles, le phénomène persiste et s’étend, donnant l’impression d’un vide sécuritaire préoccupant.
Pour de nombreux Lushois, la situation traduit une incapacité des services compétents à contenir un problème pourtant visible et récurrent.
Une ville sous tension
Le jour comme la nuit, ces groupes continuent de semer la peur, perturbant la circulation et le quotidien des habitants. Ce climat d’insécurité fragilise davantage la confiance entre la population et les autorités.
Urgence d’une réponse forte
Face à cette dérive, plusieurs voix s’élèvent pour exiger :
• des mesures sécuritaires renforcées,
un encadrement social des enfants de la rue,
• et une action coordonnée pour restaurer l’ordre public.
Car au-delà de la délinquance, c’est aussi une crise sociale profonde qui se joue dans les rues de Lubumbashi.
Leroi SUMAIDI
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