Dans un communiqué alarmant, la Société Civile du Haut-Katanga ne se contente plus de constater les faits : elle pointe désormais directement la responsabilité des leaders politiques dans les violences qui secouent la commune de Kenya depuis les 13 et 14 avril 2026.
Des jeunes transformés en “bras armés politiques”
Les affrontements entre jeunes affiliés à UNAFEC (dits “Zoulou”) et ceux de Action pour la Rupture et le Développement (ARDev) ne sont pas, selon la société civile, de simples débordements.
Ils seraient la conséquence directe d’un encadrement défaillant, voire volontairement laxiste, où des jeunes sont utilisés comme instruments de pression et de confrontation politique.
Une ville paralysée, des dégâts lourds
Le constat est accablant :
• commerces fermés en masse ;
deux véhicules incendiés ;
• des boutiques pillées ;
• plusieurs blessés graves.
La commune de Kenya s’est retrouvée pratiquement à l’arrêt, livrée à des scènes de violences urbaines.
“L’irresponsabilité politique mise en cause”
La Société Civile du Haut-Katanga hausse le ton et dénonce une classe politique qui, selon elle, joue avec le feu.
«Ces violences ne sont pas spontanées. Elles traduisent l’échec et l’irresponsabilité de certains leaders qui instrumentalisent la jeunesse au lieu de l’encadrer ́», déplore-t-elle.
Message direct à l’union sacrée
L’avertissement est également adressé au regroupement de l’Union Sacrée de la Nation, accusé de fermer les yeux sur les dérives internes de ses composantes.
Pour la société civile, tolérer ces pratiques revient à légitimer une spirale de violence politique dangereuse.
Une menace pour la paix sociale
En toile de fond, une inquiétude grandissante : voir ces groupes de jeunes devenir des foyers permanents d’instabilité dans le Haut-Katanga.
La Société Civile du Haut-Katanga appelle à une prise de responsabilité immédiate, faute de quoi ces violences pourraient s’étendre et échapper totalement au contrôle.
Leroi SUMAIDI
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