Le débat sur une éventuelle révision constitutionnelle en République démocratique du Congo refait surface. L’opposant Martin Fayulu a pris la parole pour exprimer une position ferme face à toute tentative de modification de la Constitution ou de prolongation du pouvoir présidentiel.
S’exprimant publiquement, il a lancé un avertissement direct au chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi :
« S’il ose un troisième mandat ou changer la Constitution, il me verra devant lui », a-t-il déclaré, dans des propos relayés depuis Bruxelles, où il séjourne.
Pour l’opposant, la Constitution actuelle constitue une « ligne rouge » qu’aucune initiative politique ne devrait franchir. Il insiste sur la nécessité de préserver l’ordre constitutionnel, dans un contexte politique où les spéculations autour d’une éventuelle réforme institutionnelle alimentent déjà le débat public.
Cette sortie intervient alors que des discussions, parfois informelles, circulent dans l’espace politique et médiatique congolais sur l’avenir des institutions et les règles encadrant la succession présidentielle.
Du côté du pouvoir, aucune annonce officielle ne fait état d’un projet de révision constitutionnelle à ce stade. Mais les propos de Martin Fayulu illustrent la sensibilité du sujet et les tensions potentielles qu’il pourrait raviver sur la scène politique nationale.
Dans un pays marqué par des débats récurrents sur les transitions politiques, la question du respect des dispositions constitutionnelles reste un enjeu central, tant pour les acteurs politiques que pour l’opinion publique.
%20(1)%20(2).png)