Alors que la République démocratique du Congo vibrait à l’unisson pour la qualification historique des Léopards à la Coupe du monde 2026, un autre visage du pays, plus sombre, se révélait dans l’est.
Dans le territoire d’Irumu, en Ituri, le sang a coulé.
Plus de trente civils congolais ont été sauvagement massacrés par les rebelles des Allied Democratic Forces. Femmes, enfants, familles entières : aucune vie n’a été épargnée. Les témoignages évoquent une violence insoutenable — des corps mutilés, des victimes ligotées, d’autres brûlées vives. Une barbarie méthodique, exécutée dans l’ombre de la nuit.
Les survivants, eux, n’ont même pas le temps de pleurer dignement leurs morts. Ils enterrent à la hâte, dans la peur d’une nouvelle attaque.
Ce drame, survenu au moment même où le pays retrouvait un rare instant de joie collective, n’a rien d’anodin.
Car en RDC, trop souvent, chaque éclaircie semble suivie d’un coup de tonnerre. Chaque moment d’unité nationale est aussitôt assombri par la violence des groupes armés. Comme si certaines forces refusaient obstinément de voir le Congo debout, uni et tourné vers l’espoir.
Le message des bourreaux est clair : semer la terreur, briser l’élan, imposer le chaos.
Mais celui du peuple congolais doit l’être davantage.
La tragédie d’Irumu ne doit pas seulement susciter l’indignation. Elle doit renforcer la détermination. Car un peuple qui souffre ensemble, qui pleure ses morts sans renoncer à son avenir, reste un peuple impossible à soumettre.
Plus que jamais, la RDC est appelée à rester debout, unie, vigilante et résolument tournée vers la paix.
Fatshi BWANGA
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