À Prison centrale de Makala, un nom refait surface dans un contexte politique déjà sous tension : celui de Barnabé Milinganyo. Selon plusieurs sources concordantes, cet opposant au régime de Félix Tshisekedi a été transféré dans cette maison carcérale quelques heures seulement après son interpellation.
L’arrestation s’est accompagnée d’une opération jugée troublante par des témoins. Son domicile, situé au quartier Cité Verte dans la commune de Mont-Ngafula, a été perquisitionné dans la foulée par des hommes cagoulés. Une intervention rapide et opaque qui alimente déjà les spéculations sur la nature réelle des charges retenues contre lui.
Figure connue pour ses prises de position tranchées contre le pouvoir en place, Barnabé Milinganyo s’est régulièrement illustré par des déclarations critiques, parfois considérées comme sensibles dans un contexte sécuritaire fragile. Pour plusieurs observateurs, ces sorties médiatiques répétées pourraient avoir pesé dans la décision de son arrestation.
Ce n’est pas la première fois que l’opposant est confronté à la justice congolaise. Il avait déjà été détenu à Makala par le passé, avant d’être remis en liberté. Son retour derrière les barreaux relance ainsi le débat sur le traitement des voix dissidentes en République démocratique du Congo.
À ce stade, aucune communication officielle détaillée n’a encore été faite sur les motifs précis de cette interpellation, laissant place à de nombreuses interrogations dans l’opinion publique.
Dieudonné Songo
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