La date butoir des premiers forages de lithium de Manono, la plus grande réserve au monde, approche à grands pas. D'ici juin, les engins d'extraction seront lancés à fond.
Avant le feu vert officiel, le Centre d'Expertise, d'Évaluation et de Certification des Substances Minérales Précieuses et Semi-Précieuses (CEEC) peaufine les derniers ajustements, une phase décisive pour des activités minières irréprochables et ultra-rentables.
Reçue en audience par le vice-gouverneur Isidore Kabwe Longo mardi 12 mai, la délégation de cet établissement public en provenance de Kinshasa a d'abord présenté les civilités d'usage, puis exposé les finalités de sa venue à Kalemie.
Ce déplacement vise à boucler ou achever les derniers paramètres administratifs et techniques de l’exportation de ce minerai critique, afin de garantir la conformité légale et la fluidité du processus d’export.
Selon Guillain Kizozo Fariala qui conduit l'équipe, la mission prévoit une séance de travail décisive avec «l'exportateur"». Celle-ci ouvrira la voie à l'inspection du site d'entreposage du lithium avant son départ vers l'étranger et à un examen détaillé des conditions d'acheminement.
De surcroît, cette mission officielle se rendra à Manono pour déployer les procédures d’encadrement des exportations de concentrés de lithium.
Mesure stratégique visant à tarir la fraude, à fiabiliser le suivi des flux de matières et à assainir les pratiques indélicates dans l’export.
« ...à cet effet nous verrons à quel niveau les minerais étaient élaborés, comment les minerais quitterons là-bas, sous quelle forme, avec quel document de traçabilité pourque ça arrive à Kalemie», a déclaré Guillain Kizozo Fariala à la presse.
La ville de Kalemie, en tant que hub logistique primordial, drainera «l'intégralité» des cargaisons de lithium destinées au monde.
La RDC consolide son empire minier : après le cobalt, place au lithium exporté bientôt, pour satisfaire la demande explosive des constructeurs automobiles et géants du numérique.
Ildephonse WILONDJA
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