Les fidèles de Kingakati parlent de trahison. Dans une sortie remarquée, Paul Kagame a publiquement associé Joseph Kabila aux dynamiques rebelles liées à l’AFC/M23. Une déclaration qui a fait l’effet d’un séisme dans les cercles kabilistes.
Erreur de communication ou message calculé ? Pour plusieurs analystes, difficile de croire à une simple bourde. Cette prise de parole s’apparente davantage à une mise à distance assumée, dans un contexte régional de plus en plus scruté par les partenaires internationaux.
Pendant ce temps, à Kinshasa, le camp de Félix Tshisekedi avance ses pions. Sans bruit, mais avec méthode. Pression diplomatique accrue, relais internationaux activés, et au final : des sanctions américaines qui fragilisent certains réseaux et rebattent les cartes politiques.
Face à cela, les soutiens de Joseph Kabila peinent à imposer une contre-narration cohérente. Entre repositionnements délicats et silences stratégiques, l’opposition semble prise de court par la tournure des événements.
Au fond, plus qu’une “trahison”, c’est peut-être une recomposition brutale des alliances qui se joue. Et dans cette partie d’échecs régionale, une chose devient claire : les rapports de force ne se redessinent plus seulement sur le terrain militaire, mais aussi, et surtout, dans les arènes diplomatiques.
Fatshi BWANGA
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